Les énergies renouvelables

     

PROJET EOLIEN

Le projet éolien est né en 2002, presque en même temps que la Communauté de Communes du Val d’Ay. Après plusieurs études de faisabilité, avec l’aide de POLENERGIE, nous avons lancé un appel à projet fin 2004. Sept entreprises ont répondu. Nous avons choisi l’entreprise OSTWIND.

Pour ce projet, un peu délicat, le Val d’Ay a développé une concertation importante : en trois ans, 4 réunions publiques, 3 visites de champs éoliens et la création d’un comité local de suivi. Celui-ci est constitué de trois commissions : paysage, tourisme et utilisation de l’espace. Y sont invités des représentants des associations locales de l’environnement, des communes et des propriétaires et utilisateurs de l’espace. Un médiateur a animé les débats. Cette commission s’est réunie 11 fois au cours du dernier trimestre 2007.

Trois ans d’études plus tard, une demande de permis de construire est déposé en Préfecture pour 6 éoliennes, d’une puissance totale de 12 MW, sur les Communes de St Pierre sur Doux et de La Louvesc. Le permis de construire est accordé avec le soutien de toutes les administrations.

Une association, l’ADHERA, dépose alors un recours devant le Tribunal Administratif. Celui ci est rejeté, ainsi que la procédure en Appel qui suit. A son tour, le Conseil d’Etat, au mois de mars 2015, maintient le permis de construire. Sept ans de procédures ! … l’Etat ne devrait-il pas donner les moyens aux tribunaux de se prononcer plus rapidement ?

Entre temps, la technologie a évolué. Pour une même puissance, 5 éoliennes seront installées à St Pierre sur Doux au lieu dit le Rouvey.

Le Val d’Ay devrait reccupérer environ 80.000 € au travers diverses taxes. Un point non négligeable alors que sa Dotation Générale de Fonctionnement (DGF) est en diminution constante (moins 50.000€ en 2015).

Espérons que nous verrons bientôt tourner les grandes ailes des aérogénérateurs.


LA METHANISATION

Des producteurs de lait bio, regroupés dans la SARL AGRITEXIA, ont conçu le projet d’utiliser leur lisier pour créer une unité de méthanisation.

Le lisier fermente naturellement et produit du méthane, un gaz que l’on appelle aussi gaz naturel. Il est encore plus néfaste pour l’atmosphère (du point de vue de son effet de serre) que le dioxyde de carbone. Mais, il est un excellent combustible. Le lisier est donc stocké dans des cuves fermées où l’on favorise la fermentation par une température et une humidité constante. On obtient ainsi plus rapidement du méthane. Celui-ci devient le carburant d’un moteur thermique qui entraîne un alternateur. L’électricité obtenue est vendue à EDF. Mais, comme pour tous les moteurs à combustion de la chaleur est produite. Elle sera utilisée l’été pour sécher les fourrages qui nourrissent le bétail. Les autres mois, elle chauffera des serres où seront cultivés des légumes. Quant au résidu du lisier, après fermentation, c'est un excellent compost qui amendera les terres des éleveurs.

La réalisation de ce projet a commencé il y a peu dans la zone industrielle de Munas qui appartient à la Communauté de Communes du Val d’Ay.


Le Val d’Ay aide ainsi des projets qui participent au développement de notre territoire et pérennisent notre agriculture qui paraît bien menacée par les nouveaux règlements européens.